En avant, marche !

Publié le par Maman Loup

La marche, étape de plus ou aboutissement ?

La marche, une étape oui, mais il en est d'autres

« Il marche ? ». Dès 12 mois, c’est LA question que l’on vous pose.

Pour autant, vous a-t-on demandé les mois précédents si votre enfant se retournait dos/ventre, faisait des roulés-boulés, des rampés ou plus tard du quatre pattes ? Certainement moins souvent que la question relative aux premiers pas...

Et pourtant… Toutes ces étapes constituent autant d’acquisitions qui vont permettre à l’enfant d’appréhender par la suite avec plus ou moins d’aisance la marche, son corps et sa motricité en général.

Et si on appréhendait la marche comme une étape - certes essentielle ! - , parmi d’autres, un pas de plus, justement de la motricité globale ?

Il y a le premier pas - et la fierté certaine qu'il apporte aux parents, l'enfant accède au monde vertical des adultes, tout un symbole - mais ne peut-on pas s'émerveiller aussi du premier retournement, comme du premier sourire, ou de la première fois que votre tout petit a saisi un objet ? Bref, de chaque étape de son développement psychomoteur...

Et si votre bambin ne marche pas à 13 mois mais qu'il est à l'aise et autonome dans ses déplacements, par exemple à quatre pattes, laissons-lui le temps et pas de pression ! Confiance !

Alors la marche, un aboutissement ou une étape qui s'ajoute aux autres ? Les deux, mon capitaine !

Je vous renvoie, aussi, à ce bon article dans le « journal d’une maman psychomotricienne », dont j’apprécie beaucoup le blog et ses conseils (relatifs à la motricité justement) ! : LA MARCHE, un aboutissement après de nombreuses étapes.

Les conditions de la marche

Michèle Forestier dans son livre De la naissance aux premiers pas explique notamment qu’un bambin, réellement prêt à marcher, devrait idéalement être passé par les étapes suivantes :

- avoir expérimenté un certain nombre de déplacements au sol chronologiquement, notamment retournements dos/ventre, pivots, roulés/boulé, rampés, quatre pattes...

- avoir expérimenté les déplacements debout avec appui des mains (support horizontal comme table ou canapé, vertical comme vitre ou mur, support mouvant comme un chariot ou un pousseur)

- savoir tenir debout sans appui

- savoir se mettre debout seul (sans appui) au milieu d’une pièce.

La mise en oeuvre des principes de la motricité libre, le recours à des jeux moteurs ciblés et respectueux, ainsi que l'aide éventuelle de professionnels qualifiés en cas de problème identifié, peuvent constituer des soutiens précieux à l'enfant. Objectif : un accompagnement bienveillant dans la découverte des potentialités de son corps et du développement de sa motricité...

En avant, marche !

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